Les Assurances en 2020

Catégorie : Autres

Publié le Mercredi 02 Décembre 2020

Le bilan de l'année 2020
Les Assurances en 2020

A travers le monde, les prix des cotisations d’assurance s’envolent

A l’exception de l’Amérique latine, toutes les régions du globe ont enregistré des hausses de prix à deux chiffres au troisième trimestre 2020, après deux premiers trimestres ayant déjà connu de fortes augmentations.

Le record des augmentations revient au Royaume-Uni. Certains contrats d’assurance de responsabilité civile professionnelle ont augmenté de plus de 100 % en moyenne ! Depuis près de 10 ans, cela ne s’était pas présenté sur autant de segments. En moyenne, et à l’échelle mondiale, ce durcissement a été supérieur à 15 % sur les 3 premiers trimestres de 2020. Au sein des Etats membres de l’Union européenne, le coût des assurances de biens a bondi de 21 % en moyenne lors des renouvellements des contrats. En France, en Allemagne, en Italie et en Espagne, les assurances de biens ont connu une progression à deux chiffres. Cette accélération est valable pour toutes les catégories d’entreprises. Parallèlement, les assureurs ont travaillé à l’inclusion des maladies transmissibles et ont parfois dû renforcer les exclusions sur les risques « cybers ».

 

Pour les assurances françaises : un bilan très contrasté pour l’année 2020

Ce sont surtout les événements climatiques qui pèsent sur la sinistralité. Les évènements de Catastrophes Naturelles toujours nombreux et plus dévastateurs, avec plus d’une dizaine de tempêtes. Notamment, la dernière en date, « Alex », qui a entrainé une fois encore, d’importants dommages suite à des pluies diluviennes sur plus d’une cinquantaine de communes des Alpes-Maritimes. Une centaine de maisons ont également été endommagées ou détruites avec de nombreuses routes et ponts emportés.

 

Une baisse de la fréquence des cambriolages et incendies. Quant à l’assurance des habitations, le confinement n’a eu qu’un effet modéré sur la sinistralité. Certes, la fréquence des cambriolages a baissé (-18% entre janvier et août 2020), mais on constate une augmentation constante des coûts de réparation. En outre, les assurances prévoient un rebond supérieur à 10 % sous l’effet conjugué de la mise en service du chauffage dans les logements et des premiers impacts de la crise économique.

Quant à l’automobile, malgré une baisse de fréquence de l’accidentologie routière de 75 % lors des mois de confinement de mars et d’avril 2020 et un recul de 53% du nombre de vols de voitures dû à leur surveillance à domicile, celle-ci n’a été que de courte durée. Dès le déconfinement au mois de mai, un regain de l’accidentologie a été constaté. Les Français utilisant moins les transports en commun en raison des mesures sanitaires. Le nombre de kilomètres parcouru a ainsi augmenté de 79% et la mortalité routière de 99% dès le mois de mai et juin 2020. La tendance est revenue à la normale pendant l’été, avec tout de même une hausse des accidents survenus au mois d’août et septembre 2020 par rapport à l’an dernier. Ce qui peut s’expliquer par le nombre massif de Français passant leurs vacances dans l’Hexagone cette année.

Un risque particulier : l’assurance équestre

La série morbide d'actes de cruauté commis sur les équidés s'allonge en France depuis le mois de janvier 2020, faisant monter la peur chez les propriétaires de ces équidés. De très nombreux chevaux ont été mutilés sur plus de la moitié des départements de l’hexagone. Le Ministre de l'Intérieur a indiqué que pas moins de 155 enquêtes sont en cours concernant des mutilations d'équidés, avec dans un certain nombre de cas, des blessures extrêmement violentes sur les chevaux.
Par ailleurs, les effets des 2 confinements ont eu un impact important sur la santé des équidés. En raison des changements d’habitude, parfois de nourriture ainsi qu’à l’isolement conjugué à l’absence de travail. Le nombre d’épisodes de coliques a littéralement explosé. Le nombre de blessures a quant à lui été anormalement élevé après le déconfinement lié vraisemblablement à la perte musculaire et à une reprise de travail non graduée.